Sensei
Réal Genest a été l'élève de :
- Maître Nakayama Masatoshi Chef instructeur du karaté shotokan de l'association japonaise de karaté.
- Maître Yanagiya KosanMaître de rakugo et de kendo traditionnel et sportif fut déclaré Trésor national vivant du Japon.
- Maître Takaeshi Mitsuzuka Maître de Iaido et jodo
- Maître Tsunamori Kaminoda Maître suprême (Menkio kaiden) du Shindo Muso Ryu Jodo et chef instructeur de la police japonaise.
Réal Genest arrive au Japon en 1972. À cette époque,
les étrangers sont peu nombreux au Japon. Étant
déjà engagé, à Montréal,
depuis 1970, dans l'étude et la pratique du karatedo
Shotokan, il s'inscrit au Dojo Hoitsugan de Maître Masatoshi
Nakayama, professeur en chef de l’Association Japonaise
de Karate.
Accepté
comme élève par le maître, M. Genest aura
l'occasion de suivre des cours quotidiens du maître
ainsi que ceux de nombreuses personnalités de la JKA.
Dans les mois qui suivent son arrivée en terre nippone
, le destin lui fera rencontrer des maîtres des Voies
martiales traditionnelles japonaises. Les écoles traditionnelles
étaient fermées aux étrangers. Lors d’une
rencontre avec Maître Donn F.Draeger, il sera guidé
dans son choix de disciplines. M.Draeger lui conseille d’aller
étudier le Iaido avec le Maitre Mitsuzuka Takeshi.
Réal Genest sera le premier élève étranger
de Maître T.Mitsuzuka.
Un jour, M. Genest est présenté au célèbre
maître d’humour traditionnel (le Rakugo), de Iaido
Araki ryu et maître Zen Rinzai, Yanagiya Kosan. Lors
de la première rencontre, deux personnalités
japonaises doivent se rendre chez Maître Kosan pour
le présenter. Maître Kosan n’avait jamais
enseigné à un étranger. Réal Genest
allait étudier le Shinai-geiko, l’escrime sportive
avec armure et le Kendo traditionnel avec un Bokken.
Durant son séjour, Réal Genest consacrera 10
heures par jour à l’entraînement. À chaque
jour, il fait la tournée des Dojo de ses maîtres.
Il étudie les disciplines et participe à de
nombreux stages dans des temples Zen et chez d’autres
maîtres de différentes disciplines traditionnelles.
Dans les années 70, pour les occidentaux, les fédérations
étaient les seuls débouchés pour quiconque
souhaitait s’initier aux disciplines japonaises du Budo.
Or dans les fédérations, le curriculum était
très limité. A cette époque, la Iaido
Renmei n'enseignait que 8 kata; un programme très rudimentaire.
Avec Maître Mitsuzuka, M. Genest étudiera le
Muso Shinden ryu au complet, le Seitei Iaido et 18 kata du
Jodo Shindo Muso ryu. Lors de son évaluation, en Iaido,
par trois autres maîtres, chez Maître Mitsuzuka,
le doyen Maître Danzaki et ses compagnons reprochèrent
à Maître Mitsuzuka d’avoir enseigné
au gai-jin, à cet étranger, la série
Okuden, la série de kata dits secrets et habituellement
réservés aux professeurs. Il y a 30 ans, les
écoles traditionnelles étaient avares de leur
enseignement.
A son retour au Canada, en 1974, Sensei Genest sera le premier
québécois diplômé d’organismes
publics et traditionnels japonais, en Kendo sportif, en Kendo
traditionnel, en Iaido et en Jodo. De 1974 à 1983,
Réal Genest fera des recherches et formulera un programme
d’entraînement unique, qui est maintenant le curriculum
du Sandokai.
En avril 81, lors d’une visite à Montréal,
Maître Mitsuzuka réévalue Réal
Genest et il lui remet son titre de Shihan, en Iaido et d'Instructeur
en Jodo.Du début de septembre à la fin de novembre
81, Sensei Genest est de retour au Japon. Il étudie
avec ses anciens maîtres et il approfonfit son étude
du Jodo avec le Grand Maître, Menkyo kaiden, Kaminoda
Tsunemori.
En 1983, Sensei Réal Genest fonde le Sandokai. Cette
décision était une réponse à la
demande de ses maîtres qui souhaitaient avoir au Québec
une école traditionnelle. La vocation du Sandokai est
de «Transmettre fidèlement l’enseignement
traditionnel».
Par la suite, Réal va enrichir les cours du Sandokai
grâce à ses études au Département
d’études de l’Asie de l’Est de l’Université
de Montréal et son Diplôme d’études
Collégiales en Acupuncture. Actuellement, le Sandokai
Kobudo Shugyokai offre un programme unique et complet d’études
et de pratique de Voies martiales traditionnelles japonaises.
En plus des disciplines martiales, les élèves
sont initiés à l’histoire du Japon, au
Bouddhisme Zen, au Shintoisme, au Confucianisme et aux différentes
facettes de la culture japonaise. Une large place est accordée
à l’étude du corps et de la circulation
de l’énergie, Ki ou Qi.
Durant une dizaine d'années le Sandokai a fait des démonstration de différentes disciplines martiales le dimanche au jardin japonais du Jardin botanique de Montréal. Actuellement le groupe participe au pique-nique O'Hanami du Jardin japonais et au festival O'Matsuri du Centre communautaire des canadiens japonais de Montréal.
