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Accepté
comme élève par le maître, M. Genest aura
l'occasion de suivre des cours quotidiens du maître
ainsi que ceux de nombreuses personnalités de la JKA.
Dans les mois qui suivent son arrivée en terre nippone
, le destin lui fera rencontrer des maîtres des Voies
martiales traditionnelles japonaises. Les écoles traditionnelles
étaient fermées aux étrangers. Lors dune
rencontre avec Maître Donn F.Draeger, il sera guidé
dans son choix de disciplines. M.Draeger lui conseille daller
étudier le Iaido avec le Maitre Mitsuzuka Takeshi.
Réal Genest sera le premier élève étranger
de Maître T.Mitsuzuka.
Un jour, M. Genest est présenté au célèbre
maître dhumour traditionnel (le Rakugo), de Iaido
Araki ryu et maître Zen Rinzai, Yanagiya Kosan. Lors
de la première rencontre, deux personnalités
japonaises doivent se rendre chez Maître Kosan pour
le présenter. Maître Kosan navait jamais
enseigné à un étranger. Réal Genest
allait étudier le Shinai-geiko, lescrime sportive
avec armure et le Kendo traditionnel avec un Bokken.
Durant son séjour, Réal Genest consacrera 10
heures par jour à lentraînement. À chaque
jour, il fait la tournée des Dojo de ses maîtres.
Il étudie les disciplines et participe à de
nombreux stages dans des temples Zen et chez dautres
maîtres de différentes disciplines traditionnelles.
Dans les années 70, pour les occidentaux, les fédérations
étaient les seuls débouchés pour quiconque
souhaitait sinitier aux disciplines japonaises du Budo.
Or dans les fédérations, le curriculum était
très limité. A cette époque, la Iaido
Renmei n'enseignait que 8 kata; un programme très rudimentaire.
Avec Maître Mitsuzuka, M. Genest étudiera le
Muso Shinden ryu au complet, le Seitei Iaido et 18 kata du
Jodo Shindo Muso ryu. Lors de son évaluation, en Iaido,
par trois autres maîtres, chez Maître Mitsuzuka,
le doyen Maître Danzaki et ses compagnons reprochèrent
à Maître Mitsuzuka davoir enseigné
au gai-jin, à cet étranger, la série
Okuden, la série de kata dits secrets et habituellement
réservés aux professeurs. Il y a 30 ans, les
écoles traditionnelles étaient avares de leur
enseignement.
A son retour au Canada, en 1974, Sensei Genest sera le premier
québécois diplômé dorganismes
publics et traditionnels japonais, en Kendo sportif, en Kendo
traditionnel, en Iaido et en Jodo. De 1974 à 1983,
Réal Genest fera des recherches et formulera un programme
dentraînement unique, qui est maintenant le curriculum
du Sandokai.
En avril 81, lors dune visite à Montréal,
Maître Mitsuzuka réévalue Réal
Genest et il lui remet son titre de Shihan, en Iaido et d'Instructeur
en Jodo.Du début de septembre à la fin de novembre
81, Sensei Genest est de retour au Japon. Il étudie
avec ses anciens maîtres et il approfonfit son étude
du Jodo avec le Grand Maître, Menkyo kaiden, Kaminoda
Tsunemori.
En 1983, Sensei Réal Genest fonde le Sandokai. Cette
décision était une réponse à la
demande de ses maîtres qui souhaitaient avoir au Québec
une école traditionnelle. La vocation du Sandokai est
de «Transmettre fidèlement lenseignement
traditionnel».
Par la suite, Réal va enrichir les cours du Sandokai
grâce à ses études au Département
détudes de lAsie de lEst de lUniversité
de Montréal et son Diplôme détudes
Collégiales en Acupuncture. Actuellement, le Sandokai
Kobudo Shugyokai offre un programme unique et complet détudes
et de pratique de Voies martiales traditionnelles japonaises.
En plus des disciplines martiales, les élèves
sont initiés à lhistoire du Japon, au
Bouddhisme Zen, au Shintoisme, au Confucianisme et aux différentes
facettes de la culture japonaise. Une large place est accordée
à létude du corps et de la circulation
de lénergie, Ki ou Qi.
Fidèle à son engagement, depuis 10 ans, chaque
été, le groupe Sandokai Kobudo Shugyokai présente
des démonstrations au pavillon japonais du Jardin botanique
de Montréal à titre décole des
Voie martiales traditionnelles japonaises.
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