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Activitées
25è anniversaire du groupe SANDÔKAI KOBUDÔ SHUGYÔKAI
Omedetô gozaimasu!
Pour souligner notre 25è anniversaire et les 80 ans de relations diplomatiques entre le Japon et le Canada,
le groupe Sandokai ouvrira les portes de son Dojo aux visiteurs tous les samedis d’octobre 2008.
Ceux et celles qui s’intéressent au Budô sont les bienvenus
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Le groupe Sandôkai donnera une démonstration de Jodô,, Kendô et Iaidô lors
de l'exposition annuelle de la Société de bonsai et penjing de Lanaudière,
les 8,9, 10 août à St-Alphonse-Rodriguez. (Date à préciser)
Samedi le 16 août 2008, Une démonstration de Jodô, Kendo traditionnel et de Iaidô sera présentée
lors du Matsuri célébré par le Centre culturel des Canadiens-Japonais de
Montréal dans le Vieux-Port.
Présentation
SAN
DO
KAI
A
l'origine Sandokai était un écrit contenant 228 «kanjis»
ou idéogrammes chinois. Il fut rédigé au VIIIe
siècle par un célèbre maître Zen: SEKITO
KISEN (700-790). Cet ouvrage est un concentré de 5000 sutras
bouddhistes.
Il
est dit que SANDOKAI est l'essence du Bouddhisme. Comprendre SANDOKAI,
c'est accéder à la compréhension du Kobudô,
Voies martiales traditionnelles japonaises. Or, les disciplines
du Kobudô visent le même objectif que poursuivent les
moines Zen: la réalisation spirituelle ou le «Satori». Sans
cette réalisation, la pratique d'une discipline du Kobudô
n'est rien de plus qu'un jeu de situations, un théâtre
de guerriers nostalgiques ou une rencontre de membres d'un club
social orientalisant. Pour les occidentaux qui ignorent tout des
éléments fondamentaux de la culture japonaise et de
ses traditions, le Kobudô se déguise en «Arts martiaux»
et l'exotisme du samurai vient exacerber leurs fantasmes de guerrier.
Sandokai
n'est pas une discipline, c'est un instrument, c'est un phare sur
la Voie. Sandokai indique la Voie à suivre; le disciple poursuit
ses recherches. A travers l'étude et la pratique des disciplines
du Jodo, du Kendo traditionnel et du Iaido, l'élève
explore les aspects psychologiques et spirituels mis en lumière
par Sandokai.
Ainsi,
SAN regroupe nos perceptions habituelles et quotidiennes. Nous établissons
qu'il y a nous et les autres. Il y a une différence, une
distance entre les autres et nous. SAN est cette perception des
différences qui nous laissent croire que nous sommes une
entité dans un univers occupé par d'autres entités.
Cette vision trompeuse nous amène à croire que nous
sommes des entités isolées et auto-suffisantes. Notre
croyance en une «âme» individuelle est le résultat
d'une telle vision limitée. A partir d'une telle vision,
notre conscience fragmentée évalue le monde et nos
relations avec le monde.
Dans
le Kobudô, la fragmentation de la réalité de
SAN peut prendre plusieurs formes. On peut établir qu'il
y a nous et notre partenaire d'entraînement ou il y a nous
et l'arme avec laquelle nous nous entraînons. Dans la pratique
du Kendo traditionnel, le Bokken, le sabre en bois, est une entité
séparée de nous, en apparence. Tout l'entraînement
de base vise à apprivoiser cet instrument et à faire
en sorte qu'il fasse partie de nous qu'il soit le prolongement de
notre corps.
Avec
le temps et de la détermination, le corps accepte l'arme.
Les différences disparaissent. Nous faisons « UN »
avec notre arme. Durant la pratique, il arrive, à l'occasion,
un moment où nous nous engageons dans une attaque et qu'à
cet instant nous perdions toute notion de notre environnement, de
notre arme et de nous-même. Durant une fraction de seconde
ou un très court laps de temps nous n'avons plus conscience
d'être en train de faire le mouvement et d'avoir en main le
sabre. Habituellement, cet instant de parfaite symbiose est porté
par un Kiai, un cri. Le cri a pour fonction de fusionner tous les
éléments, l'esprit, le sabre et le corps dans un seul
momentum . Dans l'attaque, il n'y a plus de conscience, il n'y a
plus de sabre et nous perdons toute notion de notre être ;
ce qui s'exprime, c'est l'énergie des trois éléments,
le Ki. Cet instant sublime porte le nom de DO. Il ne faut pas confondre
ce DO et le «Dô» qui signifie la Voie, le cheminement.
Durant
la phase DO, toutes les différences arbitraires s'évanouissent,
l'individu est totalement centré, et non concentré,
dans son geste. Il est à la fois le corps, la conscience
ou l'énergie qui anime son corps et le but visé. Tout
se passe comme si tous les divers éléments qui occupaient
beaucoup de place dans son cerveau étaient compressés
en un minuscule point. Les fonctions habituelles de l'hémisphère
gauche de notre cerveau sont désactivées. Elles qui
en temps normal occupent toute la place et qui se comportent comme
si elles étaient les seules et les authentiques fonctions
de l'esprit humain, elles se voient bloquées et elles deviennent
simples spectatrices pendant que la pleine conscience cosmique de
l'individu surgit de l'hémisphère droit et s'exprime
dans un momentum parfait.
Cet
espace, libéré de l'activité de la conscience
fragmentée, laisse une place aux manifestations globalisantes
de l'Intuition. L'individu prend conscience qu'il est l'énergie
de son sabre, de son corps, de sa conscience et que ces diverses
énergies sont la même énergie qui anime l'Univers
et la Vie dans l'Univers. Le Satori peut être défini
comme étant le moment où l'individu prend conscience
qu'il n'est pas cette entité individuelle que sa conscience
fragmentée lui a toujours laissé croire qu'il était,
mais qu'il est cette énergie totale qui surgit de sa véritable
conscience, à un moment, lorsque toutes les conditions sont
réunies. L'entraînement vise à préparer
l'individu et à réunir les conditions qui favoriseront
l'éclatement de la coquille de l'individu et l'émergence
de son énergie spirituelle.
Cet
instant qui favorise l'émergence du «Satori» ou de la prise
de «Kan», l'intuition cosmique est appelé l'Illumination
spirituelle. Sa perception habituelle et limitée bascule
et elle laisse la place à une vision nouvelle de sa relation
avec la Vie, la Mort et l'Univers.
Quand
l'expérience de l'action unifiée est terminée,
l'individu revient à sa perception habituelle. Par l'entraînement
soutenu et répété, l'expérience se manifeste
plus fréquemment et la perception de la Réalité
est plus stable et plus perspicace. Dans sa perception du monde
quelque chose à l'intérieur de l'individu est changée.
Ce nouveau regard est le KAI. SAN entre dans DO, c'est le KAI, l'individu
renouvelé et global.
Dans
la pratique du Kendo traditionnel, les maîtres disent souvent
:
il faut pratiquer KI-KEN -TAI no Ichi:
| a) |
KI:
L'énergie vitale, la conscience, l'esprit, le «Feeling»...
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| b) |
KEN:
Sabre ou toute autre arme à l'extérieur de nous,
celui dont on est séparé... |
| c) |
TAI:
Le corps physique et toutes les manifestations de ce corps :
les mouvements, les déplacements... |
| d) |
no
Ichi: en un, unifiés, situation de symbiose... |
La
pratique du Kobudo, sous l'éclairage du Sandokai, crée
une situation favorisant le développement intuitif de l'élève
et une harmonie spirituelle avec la Vie. Le Kobudo enseigné
selon l'essence du Zen amène l'individu à se réaliser
spirituellement. Par delà cette réalisation, rien
n'existe.
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